La femme est honorablement présente à la COP22

mmk

Si à la COP21 ma présence était surtout à travers mes billets et mes twittes, à la COP22 tout est différent. C’est en Afrique, au Maroc et sous le soleil de Marrakech que la Conférence des Nations Unies s’est tenue du 8 au 17 novembre pour renforcer le débat sur l’ensemble des enjeux liés à l’environnement et au climat et de mettre en action l’accord de Paris.

La Coalition Marocaine pour la justice climatique a proposé un espace de réflexion dans la zone verte à travers la dynamique femmes qui vise à contribuer à l’intégration de la question du genre dans les problématiques posées par le changement climatiques.  certes au stand et à l’agora la voix de la femme a été entendue s’exprimant sur différents thèmes montrant la relation logique entre l’homme et son entourage environnemental d’une part, et sa responsabilité pour maintenir l’équilibre naturel de notre planète d’une autre part.

Mais le sujet qui me parait intéressant est celui de la santé psychique et sa relation avec le climat. Les intervenantes ont entamé plusieurs points: il a été précisé qu’au Maroc il n’y a pas encore d’étude spéciale à ce sujet et pourtant les conséquences du changement climatique ont un impact sur le psychique de la personne : sentir un air pollué, ne pas supporter le bruit assourdissant du trafic, manquer de contempler les arbres et les jardins mais plutôt le béton qui envahit tous les espaces…

Mon intervention consistait à démontrer que la femme est plus concernée par le climat. Elle est la première victime à le vivre au quotidien: le temps et l’énergie qu’elle fournit pour préparer les repas pour sa famille ne méritent pas tant d’efforts, le délice s’est perdu au gout de l’industrie dans les plats. Le stress des nuits blanches auprès du lit de son fils en crise d’asthme ne fait qu accélérer sa tension artérielle. Au douar la femme affronte le réchauffement climatique à visage nu, elle parcourt des kilomètres pour chercher de l’eau sans se soucier de sa peau sans protection. Les rides envahissent son doux visage précocement, le bien être n’entre pas dans l’agenda de la femme Africaine, subsister et subvenir aux besoins de sa famille est son unique objectif dans la vie.

L’homme à son tour n’échappe pas à l’impact du climat sur son état psychique. L’agriculteur est fatigué de voir le soleil alors qu’il attend la pluie,  les crédits s’accroitrent d’une  d’une année à l’autre, vendre ses terrains est presque impossible; on refuse de se lancer dans une aventure avec un climat qui dérange. l’agriculture de fatalité l’ a détruit moralement et physiquement.  Etre sans arrêt à la merci de la météo a perturbé le rythme de sa vie et la dépression est devenu son refuge dans un climat d’attente. Etant africains, femmes et hommes, sauver notre environnement est une priorité et les intérêts de grandes puissances mondiales en sont une autre. Les pays riches promettent plus mais donnent moins.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.