Voyager en équipe = bonheur partagé

Jeunes et moins jeunes, on survolait comme des papillons dans le ciel pour découvrir ensemble la splendeur des paysages de notre pays le Maroc à travers à un aussi beau voyage.

La plupart d’entre nous vivaient pour la première fois l’expérience du voyage organisé qui est devenue une tendance sans précédent ces dernières années. Si certains optent pour se lancer dans une nouvelle aventure, d’autres prennent l’idée du voyage organisé avec beaucoup de réserve souhaitant garder la liberté dans le temps et l’espace désiré. D’autre part, il y’a une catégorie qui refuse catégoriquement ce genre de voyage en se basant sur des situations vécues soit par non respect de certaines agences de voyages aux programmes désignés soit par manque de professionnalisme en général.

Pour notre groupe, partir de la montagne à la mer c’est avéré le bon choix de tous. Etre accueilli à partir de Rabat par une belle équipe annonce une fois encore qu’un voyage est aussi des liens qui se créent des amitiés qui se construisent dans une ambiance amicale et chaleureuse.

De Kelaa on contemplait une vue panoramique de la ville de Beni-Mellal pour retrouver la fraîcheur à la source AinAsserdoune où l’eau s’abandonne en croisant la verdure avec douceur.

Du haut Atlas, le lac de Bin-el-ouidane nous invite à un voyage dans un décor de rêve, d’une promenade au radot

Que devient le malade d »Alzheimer sans la femme ?

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Le sujet d’actualité en ce mois de mars est sans doute la célébration de la journée internationale de la femme partout dans le monde. En cette occasion plusieurs événements sont organisés, on fait semblant que la femme est présente, on fait appel à des conférencières soutenues par un parti politique ou inviter des figures habituels  toujours sous les lumières, parfois on secoue la poussière dans  certaines associations qu’ à l’approche de ce 8 mars.

En rapport à cela j’ai envie de parler de la femme et pas n’importe qu’elle femme, celle  qui est dans l’ombre et que personne ne prête attention comme il se doit à son égard, de l’effort qu’elle fournit jour et nuit sans relâche. Je souhaite rendre hommage spécialement  à la femme marocaine qui prend soin de son proche atteint de la maladie d’Alzheimer.

Karima, jeune femme divorcée et maman d’un enfant préfère prendre refuge chez ses parents que de vivre dans l’enfer d’un mariage raté pour une raison ou autres. Elle prend soin de sa maman qui est diabétique et de son père dont la santé commence à se dégrader il vient juste de prendre sa retraite. En faisant les courses, son père oublie la viande chez le boucher, en revenant de la mosquée, il oublie le chemin de la maison qui est juste aux alentours…Cela devient inquiétant. Karima lui a mis un badge au cou puisqu’il insiste pour sortir. Tous les renseignements sont inscrits en cas d’un malheur ou d »évasion. Les consultations du médecin traitant, les analyses, les radios, les déplacements à Rabat c’est Karima qui s’en charge bien qu’elle a plusieurs frères et sœurs. Sous prétexte que les unes sont mariées les autres sont fonctionnaires et habitent loin. Seule Karima paie la facture du divorce.

Ses frères et sœurs sont présents dans le coté matériel, coté soin et affectif c’est Karima qui s’y connait surtout après  leurs dernière visite aux parents pour l’Aid El Kebir, leur père ne les a pas connus : Chkoun hadou ? Qui sont -ils ?   La phrase qui ne cesse de répéter, fait mal  au cœur des grands et petits.

Cependant, Karima calme le jeu en disant que ce sont des amis et ils sont ravis de venir le voir. Elle a proposé à ces nouveaux amis de venir dorénavant séparément. Les jours passent et les années, Karima est toujours fidèle à cette honorable  mission. Elle a fait des modifications dans la maison pour mieux surveiller son père: changer l’endroit de la cuisine fermer une porte et l’ouvrir autrement et la même chose pour les fenêtres. Ce qui m’a fait trop mal elle m’a dit :  » il n’a plu l’accès à la cuisine maintenant, avant il fouillait partout, renversait la vaisselle, se salissait, mettait n’importe quoi dans sa bouche , une fois je l’ai surpris entrain de manger les épluchures de légumes  » !!!

Nombreuses les situations auxquelles est affrontée notre héroïne et chaque fois elle s’en sort gagnante. Un jour son père criait et battait de ses pieds en voulant prendre le jouet de son petit fils. C’était Achoura alors Karima est si généreuse avec lui, mais seul le camion lui plaisait. Au tapis rouge du salon il faisait la promenade avec lui.

Elle ne lui donne plus ses médicaments actuellement car il refuse de boire de l’eau catégoriquement. Le choix était difficile mais  un corps déshydraté c’est du sérieux. Elle m’a dit que son père a perdu la notion de sensation, il ne sait plus qu’est que cela veut dire avoir soif ou avoir faim…mais un jour de ce printemps sa surprise fut  grande lorsque son père avec le présentait  les fleurs multicolores qu’elle avait juste planté pendant la matinée dans le jardin de la maison.

Chapeau bas à la femme qui essuie les larmes avec amour, qui veille la nuit, qui  donne sans jamais  attendre de recevoir. Chapeau bas aussi à toutes les femmes offrant leurs temps et leurs énergies au sein de l’association « Noor maladie d’Alzheimer  »  en  bravant le silence et les tabous afin d’assurer une approche humaine aux malades et  leurs proches car Karima et ses semblables le méritent amplement.

 » Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi  » une journée exceptionnelle

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Lors de retour du Maroc au sein de l’Union Africaine, sa majesté le Roi Mohammed VI a prononcé, le mardi 31 janvier 2017, un discours devant le 28ème sommet de UA à Addis-Abeba. Un discours historique plein d’émotion, sincère et profond.Tellement, il est beau, le jour où l’on est fière de notre Roi qui par sa vision redonne à l’Afrique la reconsidération qu’elle mérite. Le Maroc rentre surement par la grande porte avec le beau discours royal qu’on retrouvera toujours du plaisir à suivre:

مشا الصواب مشا السماق مشا التاويل

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كانت جميلة الأوصاف

       بسماقها وتاويلها

وصوابها الملفت

وحنانها الفياض

مع القريب والبعيد

لامست لأخرة مرة

شعرها الحريري الأسود

الذي طالما تمنت

ان يشع بياضا

قبلت جبينها

فسحرني طيب

ومسك منبعث

من شعرها وكفها

 ودعتنا في صمت وهدوء

ما سخاتش بينا

و دموع  الاماس تندرف

من عينيها

 اه يا امي

رحلت وجفت

   دموعنا حسرة بعدك

مشا الصواب مشا السماق

مشا التاويل

وتظل دكراك الجميلة

حية بيننا

لتمسح دمع صغيرنا و كبيرنا

No vie sans No-dep

Depuis que No-dep fait partie de leur vie, on peut le trouver partout en boite dans le tiroir, en notices sur le bureau pour l’assurance, dans le sac de la dame pendant les voyages…Après ses effets magiques sur le chef de famille, tout le monde fait l’éloge de ce médicament miracle.

Cependant, tout s’écroule le jour où le médecin traitant décide d’arrêter No-dep bien que progressivement, car il a constaté que son patient va mieux et qu’il ne voit plus la vie en noir comme fut à sa première visite en novembre 2009.

Au fil du temps, l’épouse découvre que l’aspect coléreux du caractère de son mari commence à prendre plus d’ampleur. Plus rien ne lui fait plaisir; il se plaint de tout. La réussite scolaire de ses enfants ne l’enchante pas: il ne cesse de répéter à chacun de ses enfants heureux des résultats acquis  » si tu réussies c’est pour toi pas pour moi » et claque la porte derrière lui. La motivation, il ne connait pas sa couleur , ne respire pas son parfum magique sur l’esprit. Les mots durs et blessants, il les maîtrise bien: il reconnait  leurs effets néfastes sur la personne et trouve du plaisir à les lancer chaque fois que l’occasion se présente bonne ou mauvaise ce n’est pas important.

 

Hijab Allmani ?

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Au silence de la nuit de novembre, seules les valises à roulette perturbaient la tranquillité de la gare. Les rares passagers matinaux, marchaient doucement pour joindre le quai. Seulement, un couple semblait différent. Ils n’ont pas de bagages cependant leur bavardage ne passe pas inaperçu.

La femme est vêtue en noir  de la tète au pied. Très mince, de son hijab apparaît ses yeux noirs ornés de khôl, alors que l’homme, il avait une forte allure. Habillé en jean, l’air d’un sportif mais pas un cheveux sur le crane. Mais ce qui attirait l’attention c’est le langage allemand qui s’échangeait entre eux sans arrêt.

La lumière du train apparaissait de loin, au ralenti tout le monde montait les escaliers sans bousculades que d’habitude le jour. En trouvant le compartiment et mon siège numéro cinq qui se coïncide avec l’heure du départ, c’est le rideau bordeaux qui me recevait. Le couple allemand l’occupait déjà.

Ma présence a perturbé leur intimité et ma tranquillité aussi. Ils n’arrêtaient pas de parler, assis l’un en face de l’autre. Prenant son portable, la femme articulait des versets du Coran son mari probablement, l’aidait à bien prononcer les mots. Quelques instants après, elle se mettait à coté de lui et commença à faire sa prière de Alfajr dans la position assise. En finissant, elle s’approche trop de lui, des câlins,  des caresses…Je suis sortie faire ma prière en paix dans l’autre compartiment.

De retour, un nouveau passager s’installe et prend son livre à la main. Me réfugiant dans mon portable tantôt à Twitter tantôt à Linkden puis après au Facebook. Les nouvelles sur la COP22 qui se déroule à Marrakech ma destination,  attiraient toutes mon attention. A la gare de Casablanca une jeune fille nous rejoint.

Cependant, notre couple main dans la main, l’épouse ne cessa pas de lui faire la bise sur la joue décida de dormir enfin . Elle dort sur ses genoux, son hijab ne lui a pas empêché de continuer à s’aventurer dans la vie de couple comme s’ils sont chez-eux. Lui, pas un seul cheveu sur la tète et elle lui caresse le crane tendrement et avec l’autre main elle entoure tout son dos.

Filialement, le ronflement du chauve coupe la cadence d’une telle scène et me laissa perplexe à écrire les derniers mots de ce billet avant d’arriver à Marrakech qui nous  inspire encore et encore.

 

L’handicap est parfois dans l’esprit et non dans le corps

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A l’initiative des Nations Unies et depuis 1982 le 3 décembre on célèbre la Journée internationale des personnes handicapées.Il s’agit de veiller à ce que les personnes en question puissent exercer leurs droits et participer pleinement et effectivement dans des conditions d’égalité avec les autres, à la vie civile, politique, économique, sociale et culturelle. Read more

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