Les souvenirs d’une étudiante pendant le Ramadan

ramadan

l’avenue du mois sacré du Ramadan avec son atmosphère spirituelle  et divine est une source de joie pour tous les musulmans pour se rapprocher plus du dieu avec le jeune et les prières à la mosquée. Notre étudiante Touria au Ramadan, chaque fois elle nous parle de ses souvenirs comme si c’était hier, les détails sont creusés dans sa mémoire de femme d’ aujourd’hui. De sa ville d’origine Tanger elle poursuivait ses études universitaires à la faculté de Fès.

Dans ce monde nouveau pour elle, Touria a pu s’adapter à sa vie d’étudiante en s’affrontant chaque fois avec un problème nouveau; des grèves fréquentes, des manifestations, des slogans qui se mêlaient aux chansons de Marcel Khalifa… Loin de tout cela, les contraintes ne manquaient pas, Touria a vécu toutes les couleurs des scènes de jalousie et de problèmes avec les étudiantes qui partageaient avec elle la chambre ou côtoyaient la même cité qu’elle. Mais l’histoire qu’elle ne cesse de nous la répéter en ce mois de Ramadan c’est la journée où elle a senti l’amertume d’être loin de sa famille et de son atmosphère affective. Elle passait ses examens de la deuxième session au mois de juillet il faisait très chaud à Fés, la température dépassait quarante degré. Touria par malheur passait ses épreuves l’après midi à quinze heures et ne sort de l’université qu’à dix neuf heures. L’idée qui domine à l’approche de la rupture du jeune qui comptait presque seize heures, est de trouver quoi manger surtout que le restau des étudiants est fermé. Touria court vers sa chambre pose ses affaires et prend une petite marmite pour aller chercher l’hrira ( une soupe traditionnelle) chez le restaurant habituel et aussi populaire que les gens modestes fréquentent. Elle court à se couper le souffle, elle est fatiguée, ses jambes ne la supportent plus mais elle résiste encore. Enfin la voila arrivée elle tend sa marmite au garçon au tablier blanc mais plein de taches qu’importe l’essentiel c’est d’être servie. Hélas plus de hrira, tout est vide. Notre étudiante est venue en retard, alors elle sillonne les alentours pour trouver cette fameuse hrira qu’on n’ose changer même dans de telles circonstances. Mais toujours rien, perdue à l’idée de ne rompre le jeune qu’avec la soupe Touria chez l’épicier achète du pain et du lait. Avec regret elle regagne sa chambre mais cette fois ci à petit pas car elle n’a plus de force, de la prière de l’aube elle n’a pas fermé l’œil, le stress de l’examen est si pesant dans cette chaleur du Ramadan. A son chemin, le son de lmoadin à la mosquée n’activait plus ses pas par épuisement. En rentrant, elle prend un verre d’eau et machinalement fait bouillir le lait dans une casserole, sa tête lui fait mal une tasse de café serait l’idéal. Elle pose sur la petite table quelque dates un peu de selou (gâteau traditionnel ) et du pain mais à sa grande surprise dans la casserole il n’y plus de lait mais des morceaux qui se forment c’est périmé !!!!!!!!! Des larmes chaudes tombèrent sur ses joues à l’absence de la délicieuse soupe de sa maman avec la chbakia et briwate, à l’absence de la table marocaine si spéciale et si riche de toutes sortes de délices traditionnels en ce mois de Ramadan.

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