Pourquoi ne fête-t-on pas l’an de l’hégire comme il se doit ?

l'héjirPour le bonheur des grands comme les petits, le jour du 1er  Mouharram est un jour férié; not school, not job.Cependant, rares sont les marocains qui prennent la peine d’expliquer à leurs enfants la signification de la célébration du nouvel an de l ‘Hégire.

Pour commencer, chez- nous les musulmans, Moharram est le premier mois du calendrier musulman. Ce calendrier lunaire est fondé sur l’observation, à l’œil nu de la nouvelle lune qui indique ainsi le début du mois. Moharram se déplace d’une année en année par rapport au calendrier grégorien. Ce mois est d’une grande importance puisqu’il a été conçu comme début du calendrier islamique par le Khalifa Omar Ibn Al Kahtab. Ce choix a une grande signification dans l’histoire de l’Islam parce qu’il commémore l’émmigration collective du profète Mohammed ( 3alayhi sallat wa sallam) et les musulmans (al mohagiroune) de la Mèque vers  la Médina.

Coté  étymologique; Moharram dérive du terme arabe haram qui signifie interdit, d’où il été interdit de faire la guerre durant cette période.Ce mois étant sacré, est aussi à travers l’histoire, est  symbolisé par  de grands événements: par exemple, pendant ce mois le prophète Moussa ( Moise  )et son peuple a obtenu une victoire sur le Pharaon Égyptien,   le prophète Younous  a survécu  après être recueilli dans le  ventre d’un grand poisson ( la baleine) durant trois jours et trois nuits,  le prophète Noah (Noé)  a été épargné du déluge avec son  Arche,  également ce mois est bien connu  en raison de l’ importance historique et de deuil pour le martyre de Husssein Ibn Ali, petit fils du prophète Mohammed (salla allah 3alayhi wa sallam). Il ne faut pas encore oublier que   le dixième jour de Moharram est le jour de l’ Achoura.

Après cet aperçu historique, on ne cesse de se demander pourquoi on  ne célèbre pas le 1er Mouharram comme il se doit? Est-ce qu’il s’agit d’ un manque médiatique ? Ou est ce qu’on a peur de tomber dans le statut d’imiter l’autre dans sa célébration du nouvel an?

Personnellement, hors l’école et les administrations, rien nous montre qu’il s’agit d’un événement religieux aussi important, cela se passe presque inaperçu: à la télévision, les feuilletons traduits se succèdent du matin au soir racontant la quête des héros à gagner le cœur d’une femme dans un cadre humiliant et dans un style dégradant de notre darija. Il n’ y a ni conférence, ni émission qui parlent  du sujet, sauf le communiquer comme une information ni plus ni moins. Par conséquent, aux réseaux sociaux l’événement  est  marqué par la grande présence des  utilisateurs pour évoquer leur identité musulmane.

Coté traditions , le 1er Moharram est presque dans l’oubli en comparaison avec l’Aid Sghir,  l’Aid El Kébir, le Mouloud ou l’Achoura dont lesquels   les marocains se permettent d’énormes dépenses soit dans l’habillement, dans la consommation dans l’ameublement ou autre, à l’exception, certaines familles fêtent cela en préparant des plats traditionnels comme le couscous ou le diner au poulet beldi, dans certaines régions du sud comme Tafrouat par exemple on organise le Ma3rouf qui se caractérise par la lecture des versets de coran et un diner pour tout le monde.

Si c’était le nouvel an, tout est mobilisé, les magasins, les boutiques  bien décorés,  les hôtels avec des programmes spéciaux,  partout des soldes, des invitations, des cadeaux, des soirées, tout le monde se  précipitent à recevoir la nouvelle année avec un délicieux gâteaux.

En fin je manquerai pas de dire que pour notre identité islamique il est important de soulever ce genre de sujet qui concerne avant tout  les petits qui écrivent dans leurs cahiers la date d’hégire sans comprendre pourquoi et sans sentir l’enthousiasme des grands pour  célébrer ce  jour  comme il se doit.

Source image: Google images

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